Un greffier en chef guinéen en stage à l’Ecole nationale des greffes de Dijon

Avec le soutien financier et technique de l’ambassade de France en Guinée, M. Bandiou Doumbouya, directeur de greffe de la Cour d’appel de Conakry, a effectué tout au long du mois de juin 2016 un stage d’études consacré à l’ingénierie de formation. Il dresse un bilan de son stage dans un jeu de questions-réponses.

JPEG
Questions à…
Bandiou Doumbouya, Directeur de greffe de la cour d’appel de Conakry (Guinée).

En lien avec la Direction des services judiciaires et le Service des affaires européennes et internationales du ministère (SAEI), l’ENG a accueilli, du 1er au 30 juin, Bandiou Doumbouya, directeur de greffe de la cour d’appel de Conakry. La visite d’études de ce greffier en chef guinéen portait sur l’ingénierie de formation. Il fait découvrir à « e-ENG » ses fonctions, et partage ses impressions sur sa visite.

En votre qualité de directeur de greffe de la cour d’appel de Conakry, quelles sont vos principales attributions ?

J’ai avant tout un rôle de coordinateur. Il m’appartient d’affecter les greffiers dans chacune des neuf chambres de la cour, d’organiser les audiences, de réaliser les plannings de travail…. Je gère aussi le budget et l’archivage. Je fais le lien entre les magistrats et les greffiers et suis en contact direct avec le premier président et le procureur général. Je suis également très investi dans la formation puisque j’ai été désigné coordonnateur de la filière greffe au sein du Centre de formation du ministère de la justice. Depuis 2 ans je préside également l’association des greffiers de Guinée.

Comment sont recrutés et formés les agents des greffes en Guinée ?

Ils sont systématiquement recrutés sur concours : secrétaire de greffe (baccalauréat exigé) ; greffier (licence en droit exigée) ; greffier en chef (maîtrise en droit exigée). Un concours n’est cependant pas organisé chaque année. A titre d’exemple, les greffiers stagiaires suivent une scolarité pendant 6 mois au Centre de formation de Conakry. S’ensuivent 6 mois de stages juridictionnels avant la titularisation. La promotion actuelle compte 50 stagiaires.

Votre visite d’études était consacrée à l’ingénierie de formation. Enseignements en formation initiale et en formation continue, entretiens, participation à des réunions… Votre programme a-t-il répondu à vos attentes ?

Je suis vraiment satisfait. J’ai beaucoup apprécié les entretiens avec Aline Replumard, sous directrice, et Nathalie Cordier, chef du service des activités pédagogiques, qui m’ont détaillé le parcours de formation des greffiers stagiaires et le système d’évaluation. Idem pour mon passage au service administratif interrégional judiciaire de Dijon et ma participation à une formation continue sur la valorisation de la mobilité interne (gestion des compétences).

Vous allez remettre à vos autorités un rapport de mission. Travaillez-vous sur un thème particulier ?

Je rédige en effet un rapport. Il dresse un état des lieux de la situation des greffes en Guinée et propose des objectifs à atteindre. A mon sens, beaucoup de choses qui m’ont été présentées à Dijon peuvent être transposées en Guinée. Cette transposabilité fera l’objet d’un chapitre à part entière de mon rapport.

Dernière modification : 14/09/2016

Haut de page