Un an après le massacre du 28 septembre 2009

"La France avait pris l’initiative de condamner avec force les exactions commises par la junte et dépêché des équipes sur le terrain pour prêter assistance aux victimes. Elle a soutenu la création par le Secrétaire général des Nations unies de la commission d’enquête internationale. Nous avions mobilisé dès le lendemain des massacres le Conseil de Sécurité. Nous n’avons cessé d’inciter à la mise en œuvre des recommandations de cette commission, présidée par Mohamed Bedjaoui, y compris au sein du Conseil de Sécurité.
La France suit avec attention l’examen préliminaire entrepris par le bureau du procureur de la Cour pénale internationale. Elle renouvelle son appel à la mise en œuvre rapide de procédures judiciaires à l’encontre des auteurs et des responsables des atrocités du 28 septembre 2009 et souhaite qu’ils soient arrêtés et jugés, et que des mesures soient prises pour combattre l’impunité et prêter assistance aux victimes, conformément aux engagements souscrits par les autorités de transition dans le cadre, notamment, de la résolution adoptée par le Conseil des droits de l’Homme.
En application de ces recommandations et de la résolution adoptée au mois de mars par le Conseil des droits de l’Homme, la France a soutenu la création en Guinée d’un bureau national du Haut Commissariat aux droits de l’Homme des Nations unies. Doté d’un mandat étendu en matière d’assistance, de conseil, mais aussi de suivi de la situation des droits de l’Homme, ce bureau se met en place. La France contribue à son financement.
Nous comptons sur les nouvelles autorités légitimes que le peuple guinéen se donnera pour poursuivre l’action, en liaison avec la communauté internationale, pour mettre un terme à la trop longue expérience de l’impunité dont souffre la Guinée."

Dernière modification : 29/09/2010

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