Signature d’une convention de don à la Guinée de l’agence francaise de développement (AFD) de 12 milions d’euros - 15 février 2008

MONSIEUR LE MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN,
MONSIEUR LE MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE,
MESSIEURS LES AMBASSADEURS (ALLEMAGNE, ETATS-UNIS, JAPON),
MADAME LA DELEGUEE DE LA COMMISSION EUROPEENNE
MONSIEUR LE REPRESENTANT RESIDENT DE LA BANQUE MONDIALE,
MESSIEURS LES CADRES DU DEPARTEMENT DE L’EDUCATION,
MESSIEURS LES REPRESENTANTS DES PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT,
MESDAMES ET MESSIEURS DE LA PRESSE,
MESDAMES ET MESSIEURS,

NOUS SOMMES ENCORE AU DEBUT DE L’ANNEE 2008, CE QUI ME PERMET DE REITERER MES VŒUX LES PLUS CHALEUREUX DE PROSPERITE POUR VOUS ET VOS FAMILLES.
MES VŒUX S’ADRESSENT EGALEMENT A TOUS LES GUINEENS ET EN PARTICULIER AUX JEUNES DE CE PAYS QUE CONCERNE AU PREMIER CHEF L’EVENEMENT QUI NOUS REUNIT AUJOURD’HUI.

JE VAIS, DANS QUELQUES INSTANTS, AVOIR LE PLAISIR DE SIGNER UN NOUVEAU FINANCEMENT DE LA FRANCE A LA GUINEE EN FAVEUR DU SECTEUR EDUCATIF.
DEPUIS QUINZE ANS, AVEC D’AUTRES BAILLEURS, LA FRANCE APPUIE L’ACTION DES AUTORITES GUINEENNES ENGAGEES DANS LE PROGRAMME « EDUCATION POUR TOUS EN GUINEE ».

EN 15 ANS, LES EFFORTS CONJOINTS ONT PERMIS A LA GUINEE DE MULTIPLIER PAR DEUX LA PROPORTION D’ENFANTS SCOLARISES AU PRIMAIRE, QUI CONCERNAIT EN 2005 3 ENFANTS SUR 4 EN AGE D’ETRE SCOLARISES.

SI NOUS NOUS EN REJOUISSONS, NOUS SOMMES CONSCIENTS QU’IL RESTE ENCORE BEAUCOUP A FAIRE :

-  LA PROPORTION D’ENFANTS QUI ACHEVENT LE PRIMAIRE RESTE INFERIEURE A 60 %, TANDIS QUE LE TAUX DE SCOLARISATION DES FILLES N’ATTEINT PAS 70 %,

-  LES COLLEGES ET LYCEES SE TROUVENT SATURES PAR L’AFFLUX D’ELEVES ISSUS DU PRIMAIRE (83 A 93 ELEVES PAR CLASSE),

-  LES EFFECTIFS ONT EGALEMENT EXPLOSE DANS LES ETABLISSEMENTS DU SUPERIEUR,

-  COMME L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE, LES UNIVERSITES SOUFFRENT D’UNE ADAPTATION INSUFFISANTE DES FORMATIONS AUX BESOINS DE L’ECONOMIE.

CES EVOLUTIONS SONT INTERVENUES DANS UN CONTEXTE DE GOUVERNANCE DIFFICILE QUI EXPLIQUE UN RELATIF SOUS-FINANCEMENT DU SECTEUR (SEULEMENT 15 % DES DEPENSES COURANTES DE L’ETAT) ET LA PERSISTANCE DE PROBLEMES DANS :
-  LA FORMATION DES MAITRES,
-  LA MAITRISE DES FLUX D’ELEVES VERS LES NIVEAUX SUPERIEURS,
-  LA GESTION DES ENSEIGNANTS,
-  LE CONTROLE DES CONNAISSANCES,
-  LA REFORME DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE,
-  L’ENSEIGNEMENT DU FRANCAIS
-  LES PROGRAMMES DE CONSTRUCTIONS SCOLAIRES.

LES EFFORTS D’AMELIORATION ET D’ADAPTATION DU SYSTEME EDUCATIF A SON ENVIRONNEMENT DOIVENT ETRE POURSUIVIS ET ACCENTUES DANS LE CADRE DE LA NOUVELLE POLITIQUE DU SECTEUR PRESENTEE EN 2007 PAR LE RESPONSABLE DU DEPARTEMENT, MONSIEUR LE MINISTRE SOUARE.

D’ICI 2015, L’OBJECTIF DE LA SCOLARISATION UNIVERSELLE DES ENFANTS GUINEENS DANS LE PRIMAIRE DEVRA ETRE ATTEINT, MAIS EN LIMITANT LE NOMBRE D’ELEVES PAR CLASSE AFIN D’AMELIORER LES APPRENTISSAGES ET D’ATTEINDRE UN TAUX D’ACHEVEMENT FIXE DE MANIERE REALISTE A 88 % POUR LES GARÇONS ET LES FILLES.

IL S’AGIT EGALEMENT DE METTRE EN PLACE, EN AVAL DU PRIMAIRE, UNE EDUCATION DE MEILLEURE QUALITE (50 A 55 ELEVES PAR CLASSE) ET DAVANTAGE TOURNEE VERS L’EMPLOI.

A CET EFFET, IL FAUDRA A LA FOIS RESTAURER UNE CERTAINE REGULATION DE L’ACCES AUX ETABLISSEMENTS, FORMER DE NOUVEAUX PROFESSEURS ET OUVRIR DE NOUVELLES FILIERES DE FORMATIONS PROFESSIONNELLES EN COOPERATION AVEC LES SECTEURS ECONOMIQUES, Y COMPRIS POUR LES ENTREPRISES DU SECTEUR INFORMEL.

TOUT EN MAINTENANT DES OBJECTIFS QUANTITATIFS AMBITIEUX D’ACCES A LA SCOLARISATION, IL S’AGIRA, EN RESUME, DE METTRE L’ACCENT SUR LA QUALITE DE L’ACCUEIL ET DE L’ENSEIGNEMENT ET D’ADOPTER UNE APPROCHE PRAGMATIQUE DES FILIERES POUR MIEUX INSERER LES JEUNES ISSUS DU SYSTEME EDUCATIF DANS LE TISSU ECONOMIQUE DU PAYS.

POUR CE FAIRE, IL FAUT D’IMPORTANTS MOYENS.

L’ETAT S’ENGAGE A ACCROITRE LA PROPORTION DES RECETTES NATIONALES ALLOUEE AU SECTEUR DE L’EDUCATION A 25 % A L’HORIZON 2015, CONTRE MOINS DE 15% ACTUELLEMENT.

LES PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT, DONT JE SALUE ICI CERTAINS REPRESENTANTS, DECIDENT D’APPORTER DES 2008 A LA FOIS UN TRES IMPORTANT SOUTIEN FINANCIER AU PROGRAMME (110 MILLIONS D’€ SUR TROIS ANS) ET DE RENFORCER LA COORDINATION DE LEURS AIDES, CONFORMEMENT AUX ENGAGEMENTS INTERNATIONAUX EN FAVEUR DES APPROCHES PROGRAMMES ET D’HARMONISATION DES AIDES.

LE SECTEUR DE L’EDUCATION DEVIENT AINSI LE TOUT PREMIER SECTEUR NATIONAL A SE DOTER D’UN PROGRAMME SECTORIEL ET D’UN CADRE DES DEPENSES A MOYEN TERME. C’EST UN SECTEUR PILOTE POUR LA NOUVELLE STRATEGIE DE CROISSANCE ET DE REDUCTION DE LA PAUVRETE.

NOUS ALLONS DANS QUELQUES INSTANTS SIGNER UN NOUVEAU DON DE L’AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT.

IL EST PARTICULIEREMENT IMPORTANT :

-  EN PREMIER LIEU PAR SON MONTANT PUISQUE CE DON DE LA FRANCE S’ELEVE A 75 MILLIARDS DE FRANCS GUINEENS SOIT 12 MILLIONS D’EUROS

-  ENSUITE PARCE QUE CE DON FRANÇAIS S’ADRESSE AU PREMIER CHEF A LA JEUNESSE GUINEENNE POUR CONTINUER A SON ACCES A L’EDUCATION ET A LA FORMATION ET AMELIORER SES CHANCES DE SAISIR LES OPPORTUNITES D’EMPLOIS ATTENDUES D’UNE CROISSANCE ECONOMIQUE VIGOUREUSE ET DURABLE

-  ENFIN, PARCE QUE CE NOUVEAU FINANCEMENT COMPLETE LES EFFORTS SIGNIFICATIFS CONSENTIS DEPUIS PLUSIEURS ANNES PAR LA COOPERATION FRANCAISE POUR AMELIORER LES PERFORMANCES DU SYSTEME EDUCATIF DU PAYS.

LES CONTRIBUTIONS DE LA FRANCE AU SECTEUR DE L’EDUCATION ATTEIGNENT UN MONTANT CUMULE DE 130 MILLIARDS DE GNF SUR LES SEPT DERNIERES ANNEES, SOIT 18,5 MILLIARDS DE GNF CHAQUE ANNEE.

C’EST DIRE, MESSIEURS LES MINISTRES, MESDAMES ET MESSIEURS, SI MON PAYS CONTINUE DE FAIRE DE L’EDUCATION DE LA JEUNESSE L’UNE DES TOUTES PREMIERES PRIORITES DE SA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT AVEC LA GUINEE.

CECI ME DONNE L’OCCASION D’INSISTER UN PEU SUR L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR QUI M’APPARAIT FORT IMPORTANT CAR C’EST LUI QUI PREPARE LES ELITES DONT LA GUINEE AURA BESOIN DEMAIN.
IL EST PEU SOUTENU PAR LES PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT DE LA GUINEE. JE CROIS SAVOIR EN EFFET QUE LA FRANCE EST A PEU DE CHOSES PRES LA SEULE A Y CONTRIBUER, TANT PAR LE FINANCEMENT, MODESTE, DU PROJET D’APPUI A SA MODERNISATION (LE PROJET AMES), QUE PAR DES PARTENARIATS INTER-UNIVERSITAIRES ET L’OCTROI DE BOURSES DE FORMATION SUPERIEURE.
IL ME SEMBLE QUE CE DOMAINE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DEVRAIT FAIRE L’OBJET D’UNE PROMOTION ACTIVE AUPRES DES PARTENAIRES DE LA GUINEE SUR LA BASE NOTAMMENT D’UNE STRATEGIE RENOVEE DE L’ENSEMBLE DES FILIERES SUPERIEURES.

« IL N’EST DE RICHESSES QUE D’HOMMES » NOUS ENSEIGNE LE PHILOSOPHE FRANÇAIS DU XVI SIECLE JEAN BODIN.

CET APHORISME UNIVERSEL VAUT PARTICULIEREMENT POUR LA GUINEE, PAYS GENEREUSEMENT DOTE EN RESSOURCES NATURELLES QUE SEULE UNE JEUNESSE EDUQUEE ET FORMEE PEUT PARVENIR A METTRE DURABLEMENT EN VALEUR.

JE VEUX AUJOURD’HUI FAIRE PARTAGER NOTRE CONVICTION QUE CONTRIBUER A LA FORMATION DES JEUNES DE CE PAYS EST LE MEILLEUR INVESTISSEMENT D’UNE SOCIETE POUR SOUTENIR LA CROISSANCE ECONOMIQUE ET AMELIORER DURABLEMENT LES CONDITIONS DE VIE ET DE DIGNITE DE SA POPULATION.

JE VOUS REMERCIE.

Dernière modification : 09/07/2008

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