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Actualité en France N° 6

Alors que la Commission européenne s’apprête à dévoiler son plan d’action
pour que l’Europe fasse passer la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie, dite énergie primaire, de 8 à 20% d’ici à 2020,
des collectivités locales françaises renforcent leurs engagements.

Réseau de chauffage urbain, énergie solaire photovoltaïque, éolien... La Communauté d’agglomération Perpignan Méditerranée souhaite réunir toutes ces sources d’énergies renouvelables dans un espace territorial dédié, afin d’y offrir toutes les conditions de leur développement. Ce programme prévoit notamment, en concertation avec l’ensemble des acteurs économiques, l’implantation d’un véritable parc d’énergies renouvelables susceptible de fournir une puissance de 135 MW, ce qui représente sur une année une énergie supérieure à la consommation électrique de la Ville de Perpignan.
Le Grenelle de l’environnement, qui s’est tenu en octobre 2007, a fixé un objectif minimum de 20 % de la consommation électrique nationale provenant des énergies renouvelables.
Comme l’indique le président de la Communauté d’agglomération Perpignan Méditerranée et Maire de Perpignan, M. Jean Paul Alduy : « nous sommes en train de changer d’ère et il est de notre responsabilité de nous placer aux avant-postes en matière d’énergies renouvelables ». Pour sa part, le ministre d’Etat, de l’Ecologie, de l’Aménagement et du Développement durables, M. Jean-Louis Borloo, a décidé d’accompagner cette démarche en signant, le 18 janvier dernier, une convention-cadre avec Perpignan et son agglomération pour en faire « un exemple mondial » de production d’énergie renouvelable.
Cette « convention Grenelle 2015 » a essentiellement pour but de produire sur le territoire de l’agglomération une énergie 100% renouvelable, supérieure à la consommation de l’agglomération, en utilisant plusieurs sources d’énergie : solaire, éolien, récupération de chaleur.

Le bouquet énergétique de Perpignan repose notamment sur quarante éoliennes, trois centrales solaires au sol, la récupération de chaleur de l’incinérateur de Calces, au nord de la ville, ainsi qu’une généralisation des toitures solaires sur les bâtiments publics. Il prévoit également la mise en place de 70.000 m2 de toitures photovoltaïques sur le Marché Saint-Charles, véritable plate-forme de redistribution européenne des fruits et légumes méditerranéens, pour un investissement de 55 millions d’euros. « C’est la plus grande opération photovoltaïque intégrée au monde », a déclaré M. Jean-Louis Borloo, ajoutant que « Perpignan est la première ville en Europe à se lancer dans un programme énergétique renouvelable de cette ampleur ».

Le plan prévoit une production renouvelable de l’ordre de 440.000 MWh/an pour une consommation résidentielle de 436.000 MWh pour l’ensemble de l’agglomération. Il faut y ajouter 300.000 MWh de consommation industrielle. Le but est d’aller vers « une ville à énergie positive 100% renouvelable, qui produit plus qu’elle ne consomme », a indiqué le maire de la ville.

La convention-cadre signée entre la Communauté d’agglomération et le ministère de l’Ecologie, de l’Aménagement et du Développement durables, prévoit, en outre, de préserver les exploitations agricoles dans les territoires situés entre les différentes villes de l’agglomération, ainsi que l’organisation de circuits de distribution de proximité pour la consommation de fruits et légumes.

Les objectifs de protection de l’environnement prévus dans la convention-cadre sont également structurants dans le domaine des transports avec, notamment, l’exploitation de la future liaison TGV Barcelone-Perpignan et une meilleure régulation de la circulation automobile. Des mesures d’incitation au tri sélectif et à la récupération, portant l’effort sur le changement des comportements des concitoyens, sont également prévues. Gageons que d’autres collectivités d’Europe suivront Perpignan et son agglomération, dans la voie du respect de l’environnement et du développement durable.

Sites Internet :

www.perpignanmediterranee.com
www.developpement-durable.gouv.fr

Dernière modification : 21/05/2008

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