La Protection civile engagée contre Ebola à Conakry

Depuis le 19 mars, les 200 hommes de 2 Unités de Protection Civile (UPC) qui avaient été formées en 2014 par la Coopération française ("Section Nimba" de l’Unité d’intervention et d’instruction de la Sécurité civile n° 1) sont engagés dans les cinq communes de Conakry dans le cadre de la riposte Ébola.

Cinquante agents des Unités de Protection Civile (UPC) sont mobilisés chaque jour dans les 5 communes de la capitale afin d’accompagner les équipes d’investigation de décès communautaires fournies par le Ministère de la santé guinéen, à chaque fois qu’une mort suspecte est constatée.

La Protection civile au contact de la population de Conakry : expliquer

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Ces équipes d’investigation qui précèdent les équipes de la Croix Rouge dans les secteurs où des enterrements dignes et sécurisés (EDS) doivent être réalisés, jouent un rôle essentiel afin d’expliquer aux familles le protocole mis en œuvre pour inhumer les corps des décédés en évitant toute contamination. Les agents des UPC assurent également une médiation entre les équipes de la Croix Rouge chargées de relever les corps et la foule qui s’oppose parfois au bon déroulement des enterrements dignes et sécurisés. Ils contribuent à faire baisser les tensions et à lever les résistances culturelles relatives au traitement des corps qui sont un obstacle à l’éradication de la maladie.


La Protection civile au contact de la population de Conakry : rassurer

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Pendant deux mois (octobre-décembre 2014), les UPC avaient pu bénéficier grâce à la Coopération française (DCSD) et à l’Union européenne d’un cycle de formation dit « module Ébola » qui avait été dispensé par l’UIISC 1 afin de les rendre aptes à évoluer au contact des malades et dans un environnement potentiellement contaminé. Il avait été complété par une formation spécifique dédiée aux EDS dispensée par la Croix Rouge guinéenne.
L’action de ces 200 hommes s’inscrit dans le plan de consolidation des acquis de la riposte Ébola (dit plan CARE) mis en œuvre en Guinée pour atteindre « zéro Ébola » le 15 avril, terme fixé par les Présidents de l’Union du fleuve Mano (Guinée - Libéria - Sierra Leone). Ils vont considérablement renforcer les moyens mobilisés à Conakry qui demeure une zone préoccupante pour les autorités sanitaires.

A ce jour, 2224 personnes sont décédées de la fièvre hémorragique à virus Ébola en Guinée depuis le début de l’épidémie mais 1045 personnes dites « cas confirmés » sont également sorties guéries des centres de traitement Ébola (CTE) du pays. La France joue un rôle essentiel aux côtés de son partenaire guinéen dans la résolution de cette crise sanitaire.

La Protection civile au contact de la population de Conakry : convaincre

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Dernière modification : 25/03/2015

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