KINDIA : destruction de la centième tonne de munitions en présence du Président Alpha Condé

Vendredi 11 avril dernier, le Président de la République de Guinée Alpha Condé s’est déplacé à Kindia afin d’assister à la destruction de la centième tonne de munitions extraites du champ de tir de la Première Région militaire.

Le Président était accompagné du Ministre délégué à la Défense Abdoul Kabèlè Camara, du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Madifing Diané, de l’Ambassadeur de France, Bertand Cochery, du Délégué de l’Union européenne, Philippe Van Damme, de l’attaché de défense et de l’attaché de sécurité intérieure de l’Ambassade de France. Cette opération a été financée par l’Union Européenne (500 000 €) et par la France (100 000 €), qui a également fourni le contingent des démineurs et leurs équipements, aux côtés des Forces armées guinéennes. Le Président s’est fait présenter le dispositif par les démineurs de la Sécurité Civile actuellement présents en Guinée. Un point de situation précis lui a été exposé sur les quantités d’explosif restant à détruire avant la saison des pluies.
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Après avoir déclenché le tir de destruction de la centième tonne, le Président a chaleureusement remercié les démineurs et leur a exprimé sa reconnaissance pour leur professionnalisme, leur engagement et les formations dispensées aux unités des Forces armées guinéennes.
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Avant l’été 2014, le champ de tir devrait être rendu dépollué aux autorités guinéennes.

Lors d’un point de presse, l’Ambassadeur de France et le Délégué de l’Union européenne, en présence du Ministre délégué à la Défense nationale, et d’un représentant de l’association des familles victimes du camp Boiro, ont marqué que cette entreprise de dépollution permettrait, à son terme, de protéger l’ensemble des espaces situés au pied du mont Gangan, où ont été enterrées les dépouilles de victimes de la Première République et de la répression qui a suivi la tentative de coup d’Etat du général Diara Traoré au début de la Deuxième République. Dépollués, protégés, rendus plus sûrs, ces sites pourraient être consacrés comme lieux de mémoire.
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Philippe Van Damme, Bertrand Cochery, Boubacar Barry, représentant l’une des associations de victimes

Dernière modification : 03/11/2014

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