Journée de la Femme - 8 mars 2012

Les droits des femmes en quelques dates :

● 1747 : Sous la Convention, mise en place du mariage civil et autorisation du divorce par consentement mutuel.

● 1836 : L’ordonnance du 23 juin organise l’enseignement primaire pour les filles.

La Liberté guidant le Peuple - Eugène Delacroix - 1830 - JPEG

● 1861 : L’institutrice Julie Daubié est la première femme autorisée à se présenter au baccalauréat, qu’elle obtient en l’ayant préparé seule.

● 1900 : ouverture du barreau aux femmes : Jeanne Chauvin devient la première avocate.

● 1908 : Madeleine Brès, première femme à exercer la médecine

● 1918 : Rosika Schwimmer est nommée représentante de la Hongrie en Suisse, devenant ainsi la première ambassadrice en Europe.

● 1924 : En France, Suzanne Borel est la première femme à réussir le concours des Affaires étrangères. Elle se verra interdire les postes extérieurs.

● 1936 : Le gouvernement Léon Blum compte 3 femmes sous-secrétaires d’État.

● 1944 : Par ordonnance du 21 avril, signée du général de Gaulle, « les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ».

● 1946 :

- Le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines est inscrit dans le préambule de la Constitution.

- Au Royaume-Uni, Monica Milne devient la première femme diplomate (les femmes travaillant au « Foreign and Commonwealth Office » exerçant jusqu’alors leurs fonctions à titre temporaire).

● 1947 : Dans le gouvernement de Robert Schuman, Germaine Poinso-Chapuis est la première femme nommée ministre.

● 1949 : Aux Etats-Unis, Helen Eugenie Moore Anderson devient la première ambassadrice américaine, en poste au Danemark.

● 1965 : Modification du régime légal du mariage sans contrat : les femmes peuvent gérer leurs biens et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.

● 1972 :

- En France, Marcelle Campana devient la première ambassadrice française, en poste à Panama

- L’École polytechnique devient mixte : huit femmes sont reçues dont une sera major de promotion.

- La loi relative à l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes entre en vigueur.

● 1980 : Marguerite Yourcenar, première femme à l’Académie française

Marguerite Yourcenar - JPEG

● 1983 : La loi Roudy établit l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

● 2000 : La loi relative à l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives met en oeuvre le principe de parité politique acquis en 1999.

● 2002 : Un décret prescrit de respecter une proportion minimale d’un tiers de personnes de chaque sexe dans la fonction publique de l’Etat, des membres des jurys et des comités de sélection de ses représentants au sein des organismes consultatifs.

● 2008 :

- Modification de l’article 1er de la Constitution : « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

- Transposition complète des textes européens en matière d’égalité de traitement.

Actions de la France en faveur des droits des femmes et de l’égalité

Les droits des femmes constituent l’une des priorités majeures de l’action extérieure de la France en matière de respect et de protection des droits de l’Homme. La France est particulièrement attachée au respect et à la mise en oeuvre de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW- 1979) et de son protocole facultatif, et des textes issus des conférences du Caire sur la population et le développement (1994) et de Pékin sur les femmes (Déclaration et Programme d’action de Pékin, 1995).

Buste de Marianne - JPEG

1- Actions dans le cadre multilatéral et régional :

Aux Nations Unies :

Active pour la défense et la promotion des droits des femmes dans les enceintes internationales, la France a contribué à l’adoption des résolutions « Femmes, paix et sécurité » du Conseil de sécurité. Ces résolutions (résolutions 1325, 1820, 1888, 1889, 1960) appellent les Etats à renforcer la protection des femmes pendant les conflits et à renforcer la participation des femmes aux négociations de paix et aux processus décisionnels. Elle soutient à cet égard l’action menée par la
Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies chargée de la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits. A titre national, la France a adopté en octobre 2010 un plan national d’action pour la mise en oeuvre des résolutions « Femmes, paix et sécurité ». Il fixe des objectifs concrets au gouvernement : la formation des personnels concernés aux questions relatives aux droits des femmes, le renforcement de la participation directe des femmes et la protection des femmes contre les violences.

Sous l’impulsion de la France, un groupe de travail chargé de la question de la discrimination à l’égard des femmes dans la législation et dans la pratique a été créé lors de la 15ème session du Conseil des droits de l’Homme en 2010 afin de compléter le dispositif existant. Il a été mis en place en mai 2011.

La France a enfin soutenu la création d’ONU Femmes, dont elle était membre du Conseil d’administration en 2011 et avec laquelle elle développe plusieurs actions de coopération.

Dans le cadre européen

Au sein de l’Union européenne, dans le prolongement des « Lignes directrices sur les violences contre les femmes et la lutte contre toutes les formes de discrimination à leur encontre », adoptées en 2008 sous Présidence française, la France soutient la priorité accordée par la Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères à la promotion des droits des femmes dans les relations extérieures de l’UE.

La France a participé activement à l’élaboration de la Convention du Conseil de l’Europe pour prévenir et combattre les violences contre les femmes et les violences domestiques, dont elle est l’un des premiers signataires (mai 2011) et dont la procédure de ratification est en cours.

2- Actions de coopération :

La France a adopté une stratégie « Genre et développement » en 2007 et un plan d’action pour l’autonomisation des femmes en Afrique en 2009 pour une période de trois ans. La philosophie d’action de la coopération française s’articule autour de deux axes : le respect des droits humains et le souci d’une plus grande efficacité de l’aide au travers
1) du plaidoyer politique,
2) du soutien à des actions spécifiques en faveur de la promotion de l’égalité et
3) d’une intégration transversale du genre dans tous les secteurs d’activités.

La France a ainsi mis en place, en partenariat avec ONU Femmes un programme de lutte contre les violences (1,5M€ sur 3 ans) dans le monde arabe (Algérie, Jordanie, Maroc) et l’Afrique subsaharienne
(Cameroun, Mali, Niger) et un programme d’accès des femmes à la justice en Afghanistan (500 000€). Elle finance également deux postes de jeunes experts au siège d’ONU Femmes.

Katoucha Niane disparue en 2008 - JPEG

Dans le cadre du G8 de Muskoka (2010), la France s’est engagée à investir 500M€ supplémentaires pendant 5 ans (2011-2015) dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile dans 16 pays d’Afrique subsaharienne, en Haïti et en Afghanistan. La position française est d’associer une approche santé avec une approche par les droits, sans laquelle les politiques d’accès à la santé maternelle ne sont pas efficaces. Des partenariats ont été mis en place avec plusieurs agences des Nations-Unies (Fond des Nations-Unies pour la Population, ONU Femmes, UNICEF, Organisation mondiale de la santé). L’engagement financier avec les Nations- Unies est de 19M€ par an pendant 5 ans, dont 1M€ par an avec ONU Femmes pour la prise en compte du genre et la lutte contre les violences dans les programmes de santé maternelle.

Vendeuses de fruits en Guinée - JPEG

La France mène également un programme en faveur de l’autonomisation économique des femmes dans 6 pays d’Afrique de l’Ouest (Mali, Niger, Sénégal, Burkina Faso, Togo, Bénin) avec un
Fonds de Solidarité Prioritaire « genre et économie » 2009-2012 de 3M€.

Parmi les autres projets développés par la France figurent :

- La scolarisation des filles et la lutte contre les violences de genre à l’école en Afrique francophone : Programmes ave UNICEF au Mali, Niger, Burkina Faso (3,30M€ 2012-2013).

- Un programme de coopération « Genre et cohésion sociale », sur l’emploi des jeunes et des jeunes femmes au Maroc, Tunisie, Egypte, en partenariat avec le bureau international du Travail (500 000€- 2012-2013), en cours de validation.

Miss Guinée France 2011 - JPEG

- Un groupe de travail sur les « jeunes filles dans les politiques de développement » : 2 séminaires sont prévus en 2012 sur nos approches méthodologiques et une conférence le 11 octobre
2012, pour la journée internationale des jeunes filles.

- le soutien à l’expertise française et francophone en genre et développement au travers de la plateforme « genre et développement » et le « Réseau Genre en Action ». (Pour en savoir plus : http://www.genreenaction.net/.

Dernière modification : 10/03/2012

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