Financement climat : l’engagement de la France

- Financement climat : l’engagement de la France

Dans le cadre des accords de Copenhague et de Cancun, les pays développés se sont collectivement engagés à mobiliser des financements précoces ("fast start") à hauteur de 30 milliards de dollars sur la période 2010-2012 pour lutter contre le changement climatique dans les pays en développement. L’Union européenne s’est engagée à contribuer de manière conséquente à cet effort en mobilisant 7,2 milliards d’euros de financements précoces sur 3 ans. Aux côtés de ses partenaires européens, la France a tenu ses propres engagements internationaux en mobilisant plus de 420 millions d’euros par an entre 2010 et 2012 au titre du "fast-start", soit 1,26 milliards d’euros sur la période.

A l’issue de la période dite des "financements précoces", les pays développés se sont également engagés dans le cadre des accords de Copenhague et de Cancun à mobiliser 100 milliards de dollars par an (soit environ 70 milliards d’euros) de financements publics et privés d’ici à 2020.

Pour limiter l’augmentation des températures à 2°C d’ici la fin du siècle, la France considère comme essentielle l’adoption d’une approche globale et intégrée du développement et de la lutte contre le changement climatique qui se traduise notamment par un "verdissement" des politiques nationales d’aide au développement. Cette approche qui promeut la définition et la mise en œuvre de nouvelles stratégies de développement, sobres en carbone et résilientes au changement climatique implique également une meilleure coordination des bailleurs.

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Dans le cadre de son plan stratégique de développement sur la période 2012-2016, l’Agence française de développement (AFD) s’est engagée à ce que 50% de ses octrois financiers annuels dans les pays en développement soient alloués à des projets en faveur du climat (30% pour sa filiale "secteur privé" Proparco). Un an après son adoption, l’AFD poursuit avec succès la mise en œuvre de cette stratégie puisqu’elle comptabilise, en 2012, 48% de financement "climat" et Proparco 32% de ses engagements.

- La France et la promotion des financements innovants en faveur du climat

La France, depuis plusieurs années, promeut les financements innovants pour le développement au sein du Groupe Pilote et dans les différentes enceintes internationales comme mécanismes de financement complémentaires aux sources traditionnelles en faveur de l’aide au développement. Ceux-ci ont déjà fait leurs preuves dans le domaine de la santé et de l’éducation et pourraient contribuer, associés à d’autres sources, à atteindre l’objectif des 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour la lutte contre le changement climatique.

La France met notamment l’accent sur la taxe sur les transactions financières (TTF) et les instruments de marché dans les transports aériens et maritimes internationaux :

- Une taxe sur les transactions financières permettrait de lever des ressources considérables. La TTF française, adoptée le 29 février 2012, doit fournir un modèle en vue d’une universalisation du mécanisme. Une partie du produit de cette taxe sera consacrée au Fonds vert climat. Au niveau européen, les discussions sur la mise en œuvre d’une TTF européenne destinée à alimenter pour partie le budget communautaire ont enregistré quelques progrès.

- La France soutient une tarification du carbone (taxe ou un système de quotas) dans le transport aérien et maritime international pour réduire efficacement au plan mondial les émissions en forte croissance de ces secteurs, et générer des revenus importants en faveur du climat. La dernière Assemblée générale de l’Organisation de l’aviation civile internationale s’est accordée sur la négociation en 2016 d’un système mondial fondé sur le marché, qui entrerait en vigueur en 2020.

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Dernière modification : 02/03/2015

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