Ebola : l’espoir d’un médicament

Une mission de haut niveau à Conakry du 5 au 7 février

Composée du professeur Delfraissy, directeur de l’ANRS (Agence nationale de la recherche scientifique) et Coordinateur interministériel de la lutte contre Ebola, du professeur Lévy, directeur de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et de Mme Fages, ambassadrice en charge de la Task Force Ebola, cette mission de haut niveau a échangé avec les autorités guinéennes et les partenaires internationaux de la lutte contre l’épidémie, sur le thème des avancées dans le domaine de la recherche thérapeutique.

Accueillis par l’Ambassadeur de France en Guinée, M. Cochery, les membres de la mission se sont rendu au siège de la Coordination nationale contre Ebola. Le professeur Delfraissy a évoqué l’espoir que représentent les essais, coordonnés par l’INSERM en Guinée grâce à un financement européen, sur l’antiviral japonais Favipiravir. Le professeur Lévy a rappelé que le médicament Favipiravir semble présenter une efficacité renforcée pour les personnes malades qui se rendent rapidement dans les Centres de traitement Ebola. Cet objectif de prise en charge rapide est contrarié par une attitude de déni, trop fréquemment constatée parmi la population, a précisé le Coordinateur national, le Dr Sakoba Keita.

La mission a été reçue par le Président de la République de Guinée, M. Alpha Condé, pour un état des lieux sur les avancées de la recherche thérapeutique. Après des échanges avec les partenaires internationaux impliqués dans la lutte contre l’épidémie, les professeurs Delfraissy, Lévy et Migliani (adjoint du Coordinateur national) ont donné une conférence devant un auditoire de médecins et de soignants guinéens, ayant étudié en France. Lors d’une conférence de presse organisée le 7 février à la Maison de la Presse, le Dr Keita a exprimé le souhait que ces nouveaux résultats de la recherche, qui représentent un espoir, inciteront les personnes malades à se rendre le plus tôt possible dans les Centres de traitement. Il a également annoncé que la prescription de ce médicament allait être étendue à de nouveaux centres de traitement en Guinée. Le professeur Lévy a répondu à des questions des journalistes sur les modalités de l’étude sur le Favipiravir en Guinée : ce médicament n’a été administré aux patients qu’après avoir recueilli leur consentement ; les comités d’éthiques français, guinéens et européens ont contrôlé les conditions dans lesquelles cette étude s’est déroulée.

La mission s’est également déplacée sur le site du Centre de traitement des soignants de Conakry, opéré par le Service de santé des Armées français et opérationnel depuis le 19 janvier 2015. Deux soignants guinéens, contaminés par le virus, y sont pris en charge.

Dernière modification : 26/02/2015

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