Défense et Mémoire : rénovation des cimetières de fort Gallieni à Niagassola

Une histoire partagée
Niagassola est d’abord un site mythique mandingue où est conservé le balafon de Sundjata Keita (XIIIe siècle), ce qui vaut à l’aire culturelle d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
C’est ensuite un site de l’histoire partagée entre la France et la Guinée puisque dans cette région se sont affrontés les troupes françaises et celle de Samory Touré pendant plus de 15 ans. En effet, vers 1880, les Français cherchent à ouvrir le commerce entre le haut Sénégal et le Niger, en construisant une voie ferrée entre Kayes-Médine et Bamako (la ligne atteint Bafoulabé en 1887). Ce faisant, ils contrarient les intérêts de Samory Touré qui, après avoir soumis Kankan en 1875, puis Kouroussa en 1878 et obtenu la sécurité de ses routes d’approvisionnement au Fouta par un accord à Timbo en 1879 décidait de conquérir le territoire aurifère du Bouré au Nord.
En 1882, les premiers combats entre les Français et sofas ont lieu lorsque Samory attaque Kényéran qui s’est placé sous la protéction du colonel Borgnis-Desbordes. C’est le début d’un affrontement durera 16 ans, alternant trêves, traités et batailles.
Ainsi le fort de Niagassola est construit après le traité de 1884, il est en 1885 le plus au sud des cinq postes fortifiés du Soudan français.
Le poste de Siguiri est construit en 1887.

Le but des Français visent à couper la route du Fouta où Samory échange des captifs contre des bœufs qu’il peut à son tour échanger contre des armes au Sierra Léone.
Ainsi, le traité de Bissandougou du 25 mars 1887 entre la France et l’empire Wassoulou délimite délimitation entre les colonies françaises et les États de Samory, dans des conditions plus avantageuses que celles qui avaient été obtenues un an auparavant au traité de Kéniéba-Koura.
Par ce traité, la frontière du Soudan français était constituée du Niger jusqu’à Siguiri puis du Tinkisso jusqu’à ses sources dans le Fouta-Djalon. Par ailleurs, Samory acceptait d’être sous le protectorat de la France, et laissait la France commercer librement avec et à travers l’empire Ouassoulou.
Le traité de Niakha, signé deux ans plus tard, vint remplacer le traité de Bissandougou, en déplaçant vers le sud la frontière entre le Soudan français et le Wassoulou.

Le site aujourd’hui
Construit sur un promontoire rocheux, le fort de Niagassola se présente sous forme d’une enceinte maçonnée rectangulaire d’environ 250m sur 150m, bordée au nord d’un fossé d’environ 1,5m de profondeur.
Le mur d’enceinte ne parait relie des postes de défense carrés construits en pierre en débordant l’enceinte et dont les murs sont percés de meurtrières.
Aux angles et au milieu du mur sud et est (côté ennemi), quatre maçonneries circulaires avec une rampe constituaient des positions de batteries.
Une construction qui a pu être une soute à munitions s’appuie sur l’enceinte côté sud.
Les murs d’enceinte et les postes sont très dégradés et envahis par la végétation.

Il ne reste que des ruines du fort et seuls demeurent les deux cimetières (français et musulman) qui ont bénéficié d’entretiens réguliers de la part de la mission militaire.
Le cimetière européen compte 24 tombes (dont des officiers indigènes) et le cimetière des tirailleurs 4 tombes.
Ces sites sont entretenus en respectant leur aspect originel et les coutumes propres à chaque culte.

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Fiche présentation NIAGASSOLA
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1 Travaux de finition
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2 Travaux de finition
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3 Travaux de finition
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4 Niagassola pannonceau

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10 Niaga cim chr

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15 cim musulm
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Dernière modification : 29/01/2018

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