Cérémonie de remise du réseau sémaphorique à la Guinée le 4 décembre 2017

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Photo des participants 1

Le 4 décembre à la préfecture maritime de nombreuses autorités ont répondu à l’invitation de Monsieur Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé de la défense nationale à la Présidence de la République pour assister à la remise par l’ambassadeur de France d’un réseau sémaphorique interconnecté.

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Signature de la cession

Un système moderne respectant l’environnement.
Vigie des mers, souvent appelé « sentinelle du littoral », le sémaphore est un poste de surveillance avancé, ayant initialement pour rôle de contrôler les approches maritimes. Ce système de veille de la communauté des marins participe à la sauvegarde des vies humaines, à limiter les catastrophes maritimes et à la surveillance de l’application des règlements de circulation, de pêche et de plaisance. Le réseau sémaphorique de Guinée permet la surveillance de la mer jusqu’à 96 nautiques des côtes (soit 177 kilomètres) sur toute la longueur du littoral.
Relié au radar, un système d’identification automatique (SIA ou AIS en anglais ) complète en temps réel les informations du radar.

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Chacun des radars est alimenté par une centrale solaire et par un groupe électrogène de secours qui assurent à moindre coût le fonctionnement 24h/24 du système, et l’alimentation du centre opérationnel maritime (COM) de la Préfecture est secouru par 50 batteries en cas de panne de secteur.

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L’ensemble des équipements représente un investissement de près de un million d’euros (10 Mds de FGN) qui est prévu de durer dix ans (durée de vie des panneaux photovoltaïques et des batteries) sous réserve d’un entretien régulier d’un coût inférieur à 10 000 euros par an (100 M FGN).
Cet investissement est supporté à part égale entre la France et la Guinée.

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L’aboutissement d’un projet initié il y a six ans :
Sensibilisé par l’augmentation des actions de pêche illégale et les actes de brigandages dans les eaux guinéennes, le Professeur Alpha Condé demande en 2011 à la France d’appuyer la Guinée pour assurer la sécurité de son espace maritime et des approches du port autonome de Conakry.
Ce projet, confié à la coopération militaire pour la partie Française et à l’Armée de mer et la Préfecture maritime pour la partie Guinéenne, s’échelonne entre 2012 et 2017.

  • 2012 – 2013 : construction des tours de guet et des infrastructures de soutien sur les sites de Tamara et de Koundindé ;
  • juin 2012 : création d’une Préfecture maritime, organe interministériel, par décret présidentiel ;
  • mars 2013 : inauguration du sémaphore de Tamara ;
  • juin 2016 : décret d’organisation de la Préfecture maritime ;
  • novembre 2016 : panne définitive du site de Tamara ;
  • décembre 2016 : construction d’une centrale solaire à Tamara et installation d’un système énergétique secouru à la Préfecture maritime ;
  • premier semestre 2017 : construction d’une centrale solaire à Koundindé ;
  • fin 2017 : livraison de deux radars, l’un pour Koundindé, l’autre en remplacement de celui de Tamara, avec report d’image au Centre Opérationnel Maritime de la Préfecture maritime à Conakry.

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La Guinée dispose de tous les moyens nécessaires pour assurer la souveraineté de l’Etat en mer.
Au cours de la cérémonie et avant la signature des actes de cession, des exposés ont permis à l’auditoire de comprendre le fonctionnement de la préfecture maritime qui a pour mission de coordonner tous les moyens des administrations afin de déclencher les secours adaptés aux accidents maritimes, de déclencher les mesures de lutte contre la pêche illicite, le brigandage ou la piraterie.

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Radara Tamara

Les systèmes de détection électromagnétiques et d’observation humaine des sémaphores peuvent être complétés par des missions de surveillance des aéronefs de l’armée de l’air (hélicoptère Puma, ULM Tétras ou bimoteur DA42).
La préfecture maritime peut requérir la Gendarmerie maritime, les Douanes ou le Centre national de surveillance des pêches (CNSP) pour intervenir dans la rade de Conakry avec des vedettes ou dans les ports par voie terrestre. Surtout, l’Armée de Mer, avec 10 intercepteurs rapides, 5 patrouilleurs côtiers et des équipes de fusiliers est particulièrement adaptée au secours en mer ou à la coercition de navires en situation illégale.

La Guinée est signataire d’accords multinationaux et bilatéraux qui lui permettent de disposer de soutiens et d’information mutualisées sur la situation maritime dans la région. Elle tient ainsi son rang au sein de la Commission du golfe de Guinée qui est une émanation de la conférence de 2013 à Yaoundé entre la CEDEAO et la CEMAC et qui vise à coordonner les actions de 20 pays côtiers pour la surveillance et la protection des activités maritimes dans leurs zones économiques exclusives (ZEE).

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Depuis 1990 la marine française croise en permanence dans la zone et contribue à l’entrainement et à l’interopérabilité des marines des Etats riverain par des exercices internationaux (baptisés « Nemo ») ou des séquences d’instruction opérationnelle et technique lors des escales.
Avec son projet d’appui à la Préfecture maritime et à l’armée de mer depuis 2012, puis le don d’une chaine sémaphorique à la Guinée en 2017, la France concrétise sur le terrain son soutien inconditionnel aux accords de Yaoundé.

L’assemblée était composée de :
- Madame la Présidente de la commission de la défense de l’assemblée nationale,
- les ministres des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime, la ministre de l’Environnement et des Eaux et Forêts, les ministres conseiller à la Présidence chargé de la pêche, le ministre conseiller à la Présidence chargé de la sécurité, les représentants du ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger, du ministre conseiller juridique à la Présidence de la République, chargé des institutions républicaines ;
- les ambassadeurs des Etats-Unis d’Amérique, de Grande Bretagne, du Japon, les représentants des ambassadeurs d’Allemagne, d’Espagne et de la Chine ;
- le Chef d’état-major général des armées, l’Inspecteur des forces armées, le Chef d’état-major particulier du PRG, les chefs d’états-majors de l’armée de mer et de l’’Air, le chef d’état-major adjoint de l’armée de Terre, le représentant du Haut commandant de la gendarmerie nationale, directeur de la justice militaire, le directeur général de l’Intendance militaire ;
- le directeur du centre national de surveillance des pêches (CNSP), les représentants du Directeur de la Marine Marchande, du Directeur général des douanes,
- les attachés de défense des Etats-Unis d’Amérique et de la Russie ;
- les représentants de la pêche artisanale, du Port autonome de Conakry et de l’Agence de la navigation maritime.

Dernière modification : 06/12/2017

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