Célébration des 50 ans de TOTAL en Guinée

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Discours de Bertrand Cochery, ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, à l’occasion de la célébration des 50 ans de TOTAL Guinée à la résidence de France mardi 23 octobre 2012

Monsieur le Ministre,

Madame la Secrétaire Générale,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants des Institutions Internationales,

Monsieur le Conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’étranger,

Monsieur le Directeur Afrique Moyen-Orient de Total, Cher Momar Nguer

Monsieur le Directeur de Total Guinée, Cher Philippe Jubault,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis de Total,

Chers invités,

Bertrand Cochery pendant son discours - JPEG

C’est avec un très grand plaisir que Philippe Jubault, Directeur de Total Guinée et moi-même, vous accueillons ce soir en cette Résidence de France, pour célébrer les 50 ans de Total en Guinée.

Comme vous l’aurez noté, il s’agit d’une invitation conjointe. C’est en effet très spontanément que j’ai donné mon accord, lorsqu’il y a quelques mois, Philippe Jubault m’a sollicité pour organiser en ces lieux l’anniversaire d’un demi-siècle d’activité de Total en Guinée.

En offrant à Total la possibilité d’organiser à la Résidence cette soirée, j’ai voulu marquer non seulement, la proximité entre Total, l’Ambassade et la Guinée, mais aussi, et d’abord, combien la diplomatie économique est aujourd’hui au cœur des missions des Ambassades.

Le Ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, l’a énoncé clairement lors de la dernière conférence des Ambassadeurs. Je le cite : « le redressement économique est la priorité de la France. Il passe notamment par l’international. Dans un monde globalisé, la redistribution des cartes de la puissance repose en effet en grande partie sur le critère économique.
La France doit appréhender cette diplomatie économique comme un facteur essentiel d’influence. Le Ministère des Affaires étrangères doit y contribuer de façon décisive. La diplomatie économique devient donc une priorité majeure du Quai d’Orsay ».

A l’heure où les acteurs économiques internationaux se font plus nombreux en Guinée, notamment les pays émergents, la France, je le dis avec conviction, est et reste bien présente en Guinée.
C’est d’abord à cette équipe d’entreprises que je m’adresse ce soir, dont Total est un des piliers. Nous n’avons certes plus de présence minière depuis le départ de Péchiney en 1998, mais nous constituons le premier réseau de banques avec la Bicigui (BNP Paribas) et la Société Général (SGBG).

Nous sommes à la tête du réseau de distribution de carburant avec Total ; l’avenir du port de Conakry n’est désormais plus séparable des projets de groupe Bolloré et des autres entreprises françaises qui y sont associées.

Dans un marché difficile, Sogea-Satom s’est taillé quelques beaux succès, à Conakry et en Guinée forestière.

Avec Orange, nous avons une position forte dans un autre secteur d’activité très exposé, celui des télécommunications.

Quelques grands noms de l’économie française en Afrique ont conforté leur place en Guinée – je pense à la Société Commerciale de l’Ouest africain et à Laborex. Air France fête ses soixante dix ans de ligne aérienne entre Paris et Conakry. Accor a des projets pour la rénovation, nécessaire, du Novotel.

Demain, le développement économique de la Guinée, que la France soutient par son action au sein des institutions de Bretton Woods et sur le terrain par le jeu conjoint de la coopération française et de l’Agence française de développement, sera, je l’espère, l’occasion pour des entreprises françaises nouvelles de contribuer au décollage d’un pays qui a tout pour réussir.

Qu’il s’agisse de l’agriculture (avec Géocoton et Touton), qu’il s’agisse de l’énergie électrique ou solaire, qu’il s’agisse de l’eau (avec la SAUR) ou des transports (avec la RATP), les entreprises françaises peuvent s’implanter plus nombreuses en Guinée.
A ce titre, nous plaidons pour que la Guinée poursuive ses efforts afin d’améliorer la gouvernance des affaires et que les marchés donnent lieu à des procédures transparentes en matière d’appel d’offre.

A l’heure où certains continuent de voir dans la Guinée le pays du profit rapide plus que de l’investissement durable et de qualité, utile aux populations, il n’est pas indifférent de pouvoir compter sur la présence pérenne d’entreprises dont les valeurs et le savoir-faire reflètent une profonde préoccupation de développement et qui n’hésitent pas à s’engager, avec l’Ambassade et ses services, dans des partenariats pour répondre davantage aux priorités du pays et de sa population.

De droite à gauche, M Philippe Jubault, les Directeurs de Total Afrique et la Secrétaire générale du ministère de l'énergie - JPEG

Avoir 50 ans présente, à cet égard, des avantages certains.

De cet esprit d’entreprise, de cet esprit partenaire, Total, en Guinée, est un magnifique exemple.

1 - Total est un acteur économique majeur en Guinée, par la taille de son réseau, par le nombre d’employés, directs et indirects, notamment dans le secteur des transports, par sa politique de formation professionnelle, par ses exigences de qualité et de sécurité.

2 – Total est un investisseur humain. En jouant avec les mots, je dirais volontiers que chez Total, l’essence n’est pas l’essentiel. L’essentiel est d’investir dans les hommes, les femmes, les jeunes qui représentent l’avenir du pays.

J’ai eu l’occasion de le mesurer en visitant vos installations à Port Harcourt, au Nigéria. En Guinée, vous contribuez à la régénération de la formation professionnelle, au travers de vos programmes pour les conducteurs de véhicules.

Sachez que l’Ambassade de France, pour sa part, est prête à aller plus loin, avec Total et pour la Guinée, dans ce domaine de la formation professionnelle, dans le cadre des partenariats Quai d’Orsay-Entreprises, pour promouvoir et accompagner des nouveaux cursus de formation supérieure.

J’ai également pu mesurer ce souci de proximité avec la jeunesse guinéenne, lorsque Philippe Jubault, parmi les nombreuses initiatives que son infatigable esprit de marathonien à su faire aboutir, a relancé le semi marathon de Conakry en juin dernier.

Ce fut un très grand succès, et une initiative mobilisatrice exemplaire. En tant qu’Ambassadeur de France, j’ai été fier de ce qu’avait entrepris Total pour la jeunesse guinéenne lorsque j’ai présidé la remise des prix au stade du 28 septembre.

L’événement, je le sais, a attiré l’attention de plus d’un, en particulier de l’athlète Wilson Kipketer, qui est prêt à apporter son concours et sa force d’entrainement à une nouvelle édition du semi-marathon de Conakry en 2013, voire à la réalisation d’un centre d’entrainement en altitude, à Dalaba.

3 - Total et l’Ambassade de France, c’est aussi en 2012, l’histoire d’un très beau partenariat dans le secteur culturel. Une complicité s’est très rapidement nouée entre Philippe Jubault et Nicolas Dextreit, Chef du Service Culturel, le Colonel Devouge, Attaché de Défense, Daniel Couriol, directeur du CCFG et votre serviteur.

Je voudrais rendre hommage à la façon dont Total s’est engagé avec une belle générosité dans des partenariats avec l’Ambassade au profit de toutes celles et ceux qui construisent dès aujourd’hui l’avenir de la Guinée. Deux événements sont restés en mémoire :

-  les 72 heures du Livre, avec Nadine Bari et Sansi Kaba Diakité.

-  le concert de Sia Tolno au CCFG, en clôture de son grand tour d’Afrique.

Total, et ce sera ma conclusion, incarne les valeurs actuelles des entreprises françaises. Total, est, avec l’Ambassade de France, un investisseur pour l’avenir de la Guinée.

Joyeux anniversaire à Total et Vive le partenariat économique entre la France et la Guinée.

Je vous remercie.

- Pour voir l’album photo : http://www.flickr.com/photos/627032...

Dernière modification : 24/10/2012

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