Avec la Guinée, la Belgique et l’UE, la France dit : "Non aux violences basées sur le Genre" !

Organisée par l’Ambassade du Royaume de Belgique à Conakry et l’Agence Belge au Développement en Guinée, la Cérémonie de clôture des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG) s’est tenue ce jeudi 9 décembre à l’Esplanade du 2 octobre, à Conakry.

En présence de la Délégation de l’Union européenne, de ses États membres et des agences onusiennes, la cérémonie, présidée par la « Championne Genre » de l’UE, a été l’occasion de présenter l’application numérique « Kouyé » imaginée par Enabel et la GIZ qui vise à sensibiliser les jeunes à la santé sexuelle et reproductive.

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Cette fin de campagne a aussi été marquée par le bilan des différentes activités proposées par la Team Europe. La Compagnie de théâtre « La Muse » a joué un extrait de sa pièce présentée le 25 novembre à la Résidence d’Espagne, dont le thème est la violence conjugale. A l’initiative d’un concours de Slam et de vidéos, la DUE et Enabel ont remis les prix aux meilleurs productions.

Comme les représentants de la DUE, des États membres, de l’UNFPA et du bureau de coordination des Nations Unies, l’Ambassadeur de France est intervenu pour une poursuite des actions de sensibilisation contre les VBG, un renforcement de la prise en charge des survivantes et une meilleure coordination des acteurs œuvrant sur le domaine. Lire le discours de l’Ambassadeur Marc Fonbaustier :

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La France, engagée dans une véritable diplomatie féministe, caractérisée par une réponse à la fois ciblée et diversifiée, a été à l’initiative de plusieurs actions durant cette campagne.

Le 25 novembre, l’Ambassade de France a soutenu l’organisation d’une matinée d’échanges entre les acteurs intervenant dans la lutte contre les VBG. Organisée par Amali et Wafrica, cette matinée a permis de dessiner les contours d’une meilleure coordination des acteurs.

L’Ambassade, lors de cette journée d’une grande portée, a également accompagné l’organisation d’un tournoi de basket féminin. Cette activité reflète une conviction : la promotion du sport est un levier d’émancipation pour les jeunes filles et les femmes, comme l’illustre également le projet « Championnes » financé par l’AFD. Cette relation étroite entre le sport et l’émancipation inspire parallèlement la présentation, à la fois au Lycée français, à la Blue Zone de Kaloum et au Centre culturel franco-guinéen (CCFG), de l’exposition « Histoire, Sport et Citoyenneté », qui se tiendra dans le cadre de la campagne de communication des Jeux Olympiques Paris 2024.

Le CCFG a lui aussi rendu hommage aux femmes guinéennes, à travers une exposition pluridisciplinaire « Guinée Guinè », qui est visible jusqu’au 23 décembre.

Cette diplomatie féministe s’est traduite également, durant ces 16 jours, par la signature d’une convention de financement d’un projet porté par l’ONG AMREF et financé par l’AFD en partenariat étroit avec les services du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, pour la lutte contre les Violences gynéco-obstétricales (VGO). Ce projet permettra de sensibiliser les décideurs politiques qui pourront alors identifier les obstacles à surmonter, sur la base de faits documentés, puis à développer des stratégies et des outils de prévention nationaux pour lutter contre les VGO.

Cette approche « bottom-up » a aussi amenée l’Ambassade de France à épauler des actrices de la société civile guinéenne et des femmes entrepreneures. Ainsi, une délégation de 3 entrepreneures et de 5 activistes des Droits humains s’est rendue à Paris afin d’y rencontrer des organisations de protection et de défense des droits des femmes, ainsi que des fondations. Le but est de créer des liens et de poser les jalons d’une future structure d’accueil pour les femmes victimes de violence en Guinée.

Enfin, dans une perspective plus globale, le MEAE, l’AFD et Expertise France ont travaillé conjointement à la création d’un MOOC « Genre et Développement », gratuit, certifiant et accessible à tous. Ce MOOC cherche à promouvoir « l’approche intégrée du genre » dans les pratiques des professionnels de la coopération et du développement, afin de leur permettre de mieux les faire contribuer à la lutte contre les inégalités de genre.

Ainsi, la France, aux côtés des autorités et de la société civile guinéenne, en lien avec l’Union Européenne et ses États membres, s’est mobilisée durant ces 16 jours et continuera de se mobiliser pour contribuer activement à l’élimination des violences faites aux femmes et à la défense des droits humains.

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Dernière modification : 09/12/2021

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